LA COMPAGNIE

La Corneille bleue est une compagnie de théâtre d’objets et de marionnettes créée sous l’impulsion de Céline Dumont, marionnettiste, plasticienne, créatrice et comédienne.

La compagnie a pour objectif

  • De créer, produire et diffuser des spectacles de marionnettes et de théâtre d’objets
  • Créer et la fabriquer des marionnettes
  • Développer des actions pédagogiques

À peine sortie de ses études au Conservatoire royal de Bruxelles, Céline se lance dans la création de ses propres spectacles pour lesquels elle imagine et construit elle-même les marionnettes et la scénographie. C’est par le biais du visuel, de l’esthétique que son univers s’alimente. Elle brasse la matière, la triture, et y découvre les histoires qui en émergeront. C’est par l’image qu’elle s’adresse à son public, à cet.te Autre croisé.e au coin de la rue, et qu’elle espère créer la rencontre, le partage d’un présent commun.

À cette heure de l’hyper consommation, où l’on jette aussi tôt que l’on a acheté, Céline s’attarde sur ce que d’autres ont laissé sur leur trottoir, dans les poubelles, sur le bas-côté des routes. Elle s’empare des détritus, de ces petites merveilles mises au rebus, et leur imagine un nouveau destin. Ainsi, la mousse d’un vieux canapé deviendra la tête d’une marionnette, une grosse éponge se transformera en canapé, une louche cabossée tiendra désormais le rôle d’une lampe. À l’instar des corneilles, Céline fouille les monticules d’objets délaissés pour y trouver sa nouvelle perle rare. C’est ce gros oiseau noir pas très joli qu’elle a choisi comme emblème pour sa compagnie. Par là, elle invite aussi les rêveur.se.s frustré.e.s à revendiquer enfin leur droit de bayer aux corneilles, de lever les yeux au ciel un instant, de s’émerveiller des petits détails insignifiants, et à ralentir ainsi le rythme effréné des jours qui passent.

Il paraît que les corneilles, si elles s’allient, n’hésitent pas à s’attaquer à plus gros qu’elles. La Corneille bleue, c’est aussi la volonté de faire front commun face à l’absurdité du monde, de planter des graines de fleurs sauvages entre les fissures du bitume.

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